Objectif Quatorze 8000
2006 : Makalu en solitaire en hiver et sans oxygene artificiel


L'éthique
Les barrières que Jean-Christophe fait tomber permettent d’imaginer les ascensions de demain
Par Katia Lafaille

Le Professionnalisme :
Depuis quatre ans, Jean-Christophe a franchi encore une étape dans son parcours, les ascensions qu’il a réalisé depuis toutes ces années font qu’il a acquis maturité et expérience tout en restant passionné par ce qu’il fait.

Les projets qu’il envisage aujourd’hui réunissent ces éléments et exigent une préparation incroyablement pointue.

Absolument rien n’est laissé au hasard, le matériel, l‘alimentation, le physique, le mental, la relaxation, chaque élément de sa préparation est minutieusement réfléchi et étudié.
La passion, le professionnalisme, l’assiduité, la persévérance, la patience de Jean-Christophe et de ceux qui l’entourent rendent possible ces ascensions très engagées sur les sommets de plus de 8000 mètres.

4) detail of the equipment of JC at 7000m shishapangmaPourquoi "en style alpin " ?

L’autonomie complète, comme l’aime Jean-Christophe...

bien gérer sa stratégie d’ascension dans des conditions de froid extrême, sa fatigue, sa force mentale.

Il ne souhaite pas gravir les sommets de plus de 8000 mètres juste pour les collectionner, et il attache une grande importance à la manière dont il va grimper telle ou telle montagne.

Il aime la difficulté, l’engagement, explorer l’univers de la haute altitude.

Il n’a jamais utilisé un apport d’oxygène artificiel en expédition qui rabaisse l'individu d'environ 1000m ce qui veut dire qu’une personne qui parvient à 8000 m avec oxygène en réalise physiologiquement 7000 ...sportivement, ce n’est pas pareil...!

bivouac  la caractéristique qui définit le mieux aujourd'hui Jean-Christophe c’est sa vision très futuriste de l’alpinisme...

En 1996, il enchaîne en moins de quatre jours les Gasherbrum I et II (8068m et 8035m),

en 2002 avec l’ascension de l’Annapurna  il démontre qu’il est possible de parcourir quinze kilomètres sur une arête durant quatre jours dans la « zone de la mort » entre 7200 et 8000 mètres d’altitude,

en décembre 2004, il réalise la première ascension hivernale du Shishapangma en solitaire et en style alpin.