

L’utilisation de l’oxygène artificiel en haute altitude est un vaste sujet sur lequel nous prenons position.
Un sommet de plus de 8000 mètres gravi avec oxygène n’a rien à voir avec un 8000 gravi sans apport d’oxygène artificiel et à ce titre ne peuvent être considérés de la même manière.


En mai 1978, Reinhold Messner et Peter Habeler
furent les premiers hommes à atteindre le sommet de l’Everest sans apport d’oxygène artificiel.
Ils ont démontré que l’on pouvait parvenir sans oxygène au sommet du toit du monde alors que la science et le milieu étaient très sceptiques.
Depuis cette date, l’utilisation de l’oxygène artificiel aurait dû être interdite sauf en cas d’urgence au camp de base.

Jean-Christophe a une très bonne réponse à la haute altitude, il s’acclimate bien et relativement vite, ce qui l’a amène sur ces très hautes montagnes.
Lorsque physiologiquement le corps répond mal à la haute altitude, pourquoi utiliser de l’oxygène pour parvenir à 8000 mètres alors qu’il y a beaucoup de sommets culminant à 6000, 7000 mètres d’altitude sur la planète et bien moins onéreux que ces fameux
8000 ?


Jean-Christophe estime que l’utilisation de l’oxygène artificiel en haute altitude est un dopant car l’on parvient, à travers un moyen artificiel, sur un sommet que l’on n’est pas capable d’atteindre « naturellement », de plus il ne faut pas omettre les risques lorsque l’on vient à manquer d’oxygène, comme çà peut être le cas sur des itinéraires très convoités comme l’Everest...le temps d’attente au ressaut « Hilary », qui se trouve à plus de 8600 m d’altitude, peut être long …


L’apport d’oxygène artificiel rabaisse l'individu d'environ 1000m ce qui veut dire qu’une personne qui parvient à 8000 m avec oxygène et en fait physiologiquement à 7000m …sportivement ce n’est pas pareil…
De plus sur un aspect écologique, les bouteilles d’oxygènes vides sont la plupart du temps laissées sur place, différentes associations organisent ensuite des opérations
« nettoyages » du camp de base de l’Everest… quel
intérêt ?…
Katia Lafaille.