Récit
Huit mois plus tard, l'expérience du Lhotse(8516 mètres) n'a fait que renforcer le sentiment que j'étais à ma place dans l'air rare.
Plus lourde que mes précédentes expéditions, celle organisée par l'Italien Agostino Dapolenza - partenaire privilégié de Benoît Chamoux - entendait, entre autres, mener des études scientifiques sur la vie en altitude et sa physiologie.
A ses yeux, j'étais un « cobaye » intéressant.
Je me suis prêté de bonne grâce aux calculs des scientifiques qui nous accompagnaient.
Les informations recueillies confirmaient ce dont je me doutais : la capacité d'adaptation de mon organisme se situe au-dessus de la moyenne.
La voie que nous avons empruntée était classique - versant ouest - mais j'ai gagné quelques certitudes (cautionnées par la science !) qui ont augmenté la confiance que j'avais dans mon avenir himalayen.
De plus, elle m'a offert la possibilité de « respirer » un peu l'Everest tout proche que tout grimpeur a en permanence, ou presque, dans le champ de ses objectifs.