
Mon rêve était de me prouver que j'étais capable de grimper
seul , sans aucun soutien, sans oxygène artificiel une grande paroi himalayenne en conditions hivernales.
J'ai réalisé ce vieux rêve aujourd'hui.

Des le 25 novembre, j'aurais pu tenter l'ascension vers le sommet, mais
j'ai attendu une semaine au camp de base pour être dans la période officielle de l'hiver tibétain
je considère avoir grimpé cette paroi magnifique dans
des conditions de froid, de vent et de faible ensoleillement diurne (parmi les jours les plus courts de l'année) hors norme par rapport à mes onze précédentes ascensions à plus de 8000 mètres.
Les bulletins météorologiques, la position et la force du jet stream confirment le caractère hivernal de cette ascension.
A noter aussi que l'absence totale d'autres expéditions sur la montagne (tant sur la face sud ouest que sur la voie normale) devient une situation rarissime en Himalaya; cet aspect m'a offert un moment de solitude aussi impressionnant que fascinant à vivre.


Le plus petit alpiniste du monde (1,61 mètres) a l'envergure d'un géant...
Le panache est sa signature : Le grimpeur s'est permis, pour couronner son exploit, d'ouvrir au passage
une nouvelle voie vers le sommet du Shishapangma.Sans assistance, sans masque à oxygène.