" TRIO FOR ONE " ...
sommet du Dhaulagiri le 20 mai 2003
sommet du Nanga Parbat le 23 juin 2003
sommet du Broad Peak le 15 juillet 2003
Retour en France ce mardi 22 juillet 2003... des images pleins les yeux encore un peu sur le glacier du Baltoro et déjà dans la projection des retrouvailles avec nos enfants laissés depuis 3 semaines pour moi et trois mois pour Jean-Christophe... globalement nous avons hâte de les serrer dans nos bras...
Difficile de parler et de raconter cet exploit extraordinaire que Jean-Christophe vient de réaliser avec l’ascension de trois sommets de plus de 8000 mètres en l’espace de deux mois : le Dhaulagiri (8167 mètres) le 20 Mai, le Nanga Parbat (8125 mètres) avec l’ouverture d’une nouvelle voie « TOM » dédiée à notre fils le 23 juin et pour terminer le Broad Peak (8051 mètres) le 15 juillet !
Ce voyage a commencé au Népal avec un départ de la France pour Jean-Christophe le 17 avril. Le 23 avril au soir, après 3 jours de marche, il arrive au camp de base du Dhaulagiri à 4700m.
Il atteint le sommet du Dhaulagiri seul le 20 Mai à 10h00 du matin après avoir bataillé dans des conditions météorologiques particulièrement difficiles (voir l’article sur le Dhaulagiri).
De mon côté, je quitte la France le 5 mai pour rejoindre Jean-Christophe avec nos enfants, Jérémi et TOM, au Népal et plus précisément à Marpha, dernier village avant le camp de base. Le 13 mai, après 6 jours de trekking nous sommes à Marpha. Nos retrouvailles avec Jean-Christophe sont prévues ici dans ce village.
Le 21 mai, Jean-Christophe arrive à Marpha ; le 23 nous quittons cet endroit pour nous rendre à Katmandou où nous passons avec nos enfants une semaine de vacances.
Le 30 mai, je prends mon avion pour la France et Jean-Christophe pour le Pakistan.
Le 1er juin, il arrive à Islamabad, le 5 juin au camp de base du Nanga Parbat (versant Diamir) à 4000 m d’altitude.
Il retrouve avec plaisir son ami américain Ed Viesturs ( arrivé une semaine avant ) avec lequel il envisage de partager les deux ascensions à venir : le Nanga Parbat et le Broad Peak.
Au camp de base se trouve également une grosse équipe de grimpeurs casaques (12 grimpeurs ) un grimpeur Basque : Inaki Ochoa et un grimpeur Italien : Simone Moro. Cela permet de réduire le coût de l’expédition car le permis d’ascension est divisé par le nombre de grimpeurs.
La montagne est en bonne condition.
Jean-Christophe constate également que la ligne d’escalade repérée à travers des livres en France qu’il projetait d’ouvrir est en excellente condition dans sa partie supérieure visible du camp de base.
Il ne perd pas de temps, le lendemain de son arrivée au camp de base il monte et dort au camp1 à 4900m. avec Ed.
Le 7, il installe son camp2 à 6000m et au matin du 8 juin ils redescendent au camp de base car letemps change, il neige...
Le 11 juin, avec Ed, il monte et dort au camp 2. Le 12, il redescend au camp de base, il ne sent pas bien.
Il a attrapé une « gardiase », sorte d’intoxication alimentaire qui met environ 10 jours à se développer, on se sent faible, on a les jambes coupées, des nausées, des selles plus que liquides et mal au ventre... résultat ; une semaine au camp de base pour Jean-Christophe afin qu’il se remette et qu’il récupère ses forces.
Le 16 juin, il décide de rattraper le temps perdu et s’adapte au bon créneau météorologique annoncé. Il monte donc du camp de base à 4000m directement au camp 3 à 7000m d’altitude afin de déposer le matériel qu’il n’avait pas pu monter suite à son intoxication alimentaire puis redescend au camp de base.
Il est allé repérer les conditions du bas de la voie qu’il projette d’ouvrir... très bonne nouvelle, elles sont excellentes !!!
Et puis..., il est très difficile de préparer un projet comme celui-ci avec autant de monde au camp de base sans attirer l’attention... le grimpeur Italien Simone Moro et allé voir Jean-Christophe afin de lui proposer d’ouvrir cette voie ensemble. Jean-Christophe n’était pas très chaud, ce projet il l’avait préparé, envisagé en solitaire, mais bon la montagne appartient à tous le monde... il a donc accepté de faire équipe avec Simone en regardant le bon côté des choses... l’approche au pied de la face se fait sur un glacier assez ouvert, il vaut mieux être à deux sur ce type de terrain, ensuite l’escalade se déroule en solitaire intégral.
Ed de son côté empruntera la voie initiale, la « Kinshofer » et se rendra directement du camp 1 au camp 3.
Jean-Christophe et Simone quittent le camp 1 à 4900m d’altitude dans la nuit du 20 juin afin de réduire les risques liés aux dangers objectifs ( chutes de pierre, avalanches, etc... ).
Jean-Christophe ouvre l’ascension dans des pentes de neige inclinées à env. 50°, puis une section de mixte (neige, rocher et glace) assez délicate encore des pentes de neige d’une inclinaison soutenue et du mixte délicat (voir le topo).
Ce type d’escalade demande beaucoup de concentration et une grosse expérience « alpine » pour pouvoir gérer l’effort psychologique et physique jusqu’au sommet. Les années de pratique de Jean-Christophe lui permettent d’entreprendre avec succès ce type de projet. Le massif du Mont-Blanc est devenu pour Jean-Christophe un fantastique « laboratoire ». Il se prépare toujours techniquement et psychologiquement avant une ascension...
Il va se tester, s’entraîner, se préparer dans des domaines différents mental, physique, technique) il néglige jamais, malgré son expérience, les ascensions qu’il projette...
Ce qui fait ce qu’il est aujourd’hui...
Pendant que Jean-Christophe et Simone grimpent ce nouvel itinéraire, Ed progresse sur la voie « Kinshofer » en direction du camp3.
Il fait beau, le soleil chauffe les pentes de neige moins raides que Jean-Christophe et Simone ont rejoint après 2000 mètres d’escalade soutenue et magnifique... la prudence et l’expérience les incitent à installer un camp « bivouac » à 6900m d’altitude et remettre au lendemain la sortie de la voie vers 7200m et les retrouvailles avec Ed au camp3.
Le 21, ils quittent le « Bivouac » pour sortir la voie et rejoindre Ed au camp 3 à 7000m. La météo n’est pas très bonne, il neige beaucoup. Vu les conditions météorologiques, ils décident de rester sous la tente et de partir pour le camp 4 le 22 juin au matin.
Entre temps, je n’ai plus aucune nouvelle de Jean-Christophe et l’inquiétude me gagne peu à peu, de plus j’ai reçu un bulletin météo de Yan plutôt très pessimiste sur les prochaines 48h00... mon dernier contact téléphone avec Jean-Christophe était le 22 juin à 16h00, ce même jour à 23h00 je reçois le bulletin de Yan qui m’annonce ce changement de météo... et puis plus de nouvelle de Jean-Christophe... inutile de dire que l’imagination marche à 100% dans ce type de scénario. En même temps je gère pas trop mal mon inquiétude car je connais la rigueur et l’expérience de Jean-Christophe.
Le 22 juin, Jean-Christophe, Ed et Simone quittent le camp 3 dans une météo moyenne pour se rendre au camp 4 à 7400m par l’itinéraire « Kinshofer ».
Simone craque physiquement vers 7200m d’altitude, il ne peut plus poursuivre il redescend au camp de base... avec la radio et le téléphone... Jean-Christophe et Ed n’ont ni radio, ni téléphone... je ne risquais pas d’avoir des nouvelles...
Ils poursuivent en duo cette ascension.
Le 23 juin à 11h45 dans des conditions météorologiques moyennes et en brassant beaucoup de neige tombée ces dernières 48h00, Jean-Christophe et Ed atteignent le sommet du Nanga Parbat 8125 mètres sans oxygène !
C’est le 10ème sommet de plus de 8000 mètres pour Jean-Christophe et le 12ème pour Ed. La visibilité au sommet est nulle, ils ne peuvent pas admirer le panorama, paraît-il magnifique, sur cette montagne...
Je suis vraiment heureuse et soulagée lorsque j’apprends la nouvelle...
Jean-Christophe montre une fois encore ses capacités hors du commun en réussissant cette ascension dans ces conditions météorologiques avec la fatigue de l’ouverture d’une nouvelle voie et à ne pas oublier l’ascension du Dhaulagiri un mois plus tôt dans des conditions une fois encore très difficiles...
Le 24 juin, ils rejoignent le camp de base et nous nous parlons enfin.
Jean-Christophe est un peu gêné, par cette ouverture avec Simone qui n’a pas réussi l’ascension du Nanga Parbat.. Il ne sait pas trop comment l’aborder car la difficulté d’une ascension est de gérer l’ensemble, surtout en Himalaya, pour arriver au sommet.
Une nouvelle voie a été ouverte sur ce versant Diamir du Nanga Parbat par Jean-Christophe et partiellement par Simone. La voie ne se termine pas à 7000 mètres d’altitude mais au sommet. Il aurait souhaité terminer avec Simone ce qu’ils ont entrepris ensemble.
Jean-Christophe est mal à l’aise car cette ouverture a été annoncée aux médias alors qu’ils étaient encore dans la voie..., Jean-Christophe considère avoir ouvert un nouvel itinéraire lorsqu’il arrive au sommet. De ce fait, la voie a été re-baptisée voie "TOM"... c’est le cadeau qu’il voulait faire à son fils de 2 ans...
Jean-Christophe est heureux de marquer également ce cinquantenaire du Nanga Parbat, dont on ne parle hélas pas beaucoup, pour rendre un hommage à Hermann Buhl qui fût le premier à gravir le Nanga Parbat le 3 juillet 1953 en solitaire... pour l’époque c’était vraiment une très belle performance passée aux oubliettes par l’actualité exagérée des 50 ans de la 1ère ascension de l’Everest.
De mon côté en France mon départ se précise puisque je m’envole seule rejoindre Jean-Christophe au Pakistan. Nous essayons de trouver un équilibre entre les ascensions, la vie defamille et nous...
Je suis partie au Népal pour faire une coupure dans ces trois mois d’absence entre Jean-Christophe et les enfants. Un mois après mon retour en France, j’ai retrouvé Jean-Christophe au Pakistan pour cette dernière ascension...
Je suis arrivée après un voyage très fatiguant, semé d’embûches à Islamabad le 29 juin. Jean-Christophe a fait son possible pour être à temps à l’aéroport et m’accueillir... après le voyage que j’ai fait, je suis doublement contente de sa présence qui me réconforte.Nous perdons pas mal de temps sur place, des problèmes de logistique, de timing enfin bref on tourne un peu en rond et cela devient pénible...
Après deux jours de bus, je retrouve Ed Viesturs avec beaucoup de plaisir à Skardu. Nous ne nous étions pas revus depuis l’année dernière au camp de base de l’Annapurna. Mon anglais est très mauvais mais bon on se comprend quand même !
Je partage le même feeling que Jean-Christophe à son sujet ..., il est calme, discret et possède des valeurs humaines que nous trouvons très rares dans ce milieu...
Le 5 juillet au matin nous quittons enfin Skardu pour partir en direction du camp de base du Broad Peak! Nous faisons 7h00 de piste dans une jeep avant de rejoindre le sentier de trekking. L’itinéraire que nous empruntons est vraiment dangereux... la piste est à pic par endroit et très souvent exposée à des éboulements de pierres... Le 5 au soir nous installons le premier campement à Askolé.
Le 6, nous commençons à marcher et le 11 juillet nous arrivons au camp de base du Broad Peak à 5000 mètres d’altitude ..., je suis vraiment contente d’arriver... les montagnes qui entourent le glacier du Baltoro sont vraiment magnifiques mais le trekking au bout de 5 jours devient très monotone... des cailloux, des cailloux et encore des cailloux...
Je découvre le « K2 » incroyablement majestueux et grand, une pyramide parfaite de 3600m de hauteur... A voir vraiment... on oublie presque le trekking pour s’y rendre...
Le Gasherbrum 4 est lui aussi magnifique, on le découvre au 3ème jours du trekking et bien entendu il y a aussi les tours de Trango, le Chogolisa où Hermann Bull a disparu un mois après avoir réalisé la première ascension du Broad peak en 1957... j’ai fait des photos magnifiques qui seront bientôt en ligne.
Et puis bien sur le Broad Peak très beau à grimper d’après Jean-Christophe mais pas très esthétique visuellement.
Question timing, nous avons une chance inouïe car les prévisions météorologiques sont impeccables, parfaites, idéales...
Le 12 juillet, Jean-Christophe et Ed préparent le matériel pour partir dès le lendemain. Ils envisagent de grimper en technique alpine c’est à dire en grimpant vite et en déplaçant le camp avec eux.
Le 13 juilllet au matin il neige au camp de base à gros flocons, nous déjeunons à 5h00 du matin, ils sont pessimistes, je suis optimiste et les incite un peu à partir... ils ne risquent rien et au pire si les conditions ne s’arrangent pas ils redescendent au camp de base.
6h00, ils quittent le camp de base sous la neige pour se rendre au camp2 à 6200m d’altitude.
8h00, les nuages se déchirent pour laisser place à un soleil radieux, j’ai un contact radio avec Jean-Christophe, ils sont contents d’être là, de grimper... c’est génial car avec mes jumelles et mon objectif de 400mm je peux les voir progresser et prendre des photos !
Ils atteignent le camp 2 quelques heures plus tard. Ils envisagent d’être au sommet du Broad Peak le 15 juillet, seule journée sans vent.
Le 14, ils voulaient aller jusqu’au camp 4 vers 7400m mais leurs sacs sont vraiment très lourds entre la tente, les duvets, la nourriture, etc... ils décident donc de s’arrêter au camp 3 à 7000m d’altitude afin de garder des forces pour le lendemain. Le vent souffle aujourd’hui, ils ne sont pas gêné car protégés par une arête...
Dans la nuit du 14 au 15 juillet, ils quittent le camp 3 à minuit en direction du sommet...
Ils bataillent dans les pentes de neige sous le col, il y a beaucoup de neige et le vent souffle toutes traces précédentes, c’est une neige inconsistante comme du polystyrène donc très fatigante pour progresser... ils dépensent une énergie considérable pour rejoindre le col vers 7900m d’altitude avant de s’engager sur l’arête qui mène au sommet du Broad Peak à 8051 mètres.
Il est 9h00 du matin, j’ai un contact radio avec Jean-Christophe, il a rejoint le col, le vent souffle plus fort que prévu, il me raconte les conditions difficiles pour atteindre le col... il me dit :
les conditions sont encore plus mauvaises qu’au Nanga Parbat... on en chie vraiment... en plus, le vent souffle vraiment fort, il fait froid...
L’arête qui mène au Broad Peak est vraiment magnifique, je vois la Chine à perte de vue, par contre, l’arête est délicate, il va falloir faire gaffe, il y a des gros choux-fleurs, c’est très effilé...
Après cette vacation la radio reste silencieuse... puis un grésillement ..., il est 10h45 Jean-Christophe m’annonce qu’il est arrivé au sommet du Broad Peak, le son est mauvais, je lui demande de répéter...
il est 10h45, je suis au sommet du Broad Peak, je suis super content, Ed est entrain de me rejoindre, nous sommes les premiers grimpeurs de la saison au sommet... c’est magnifique, je vois la Chine, le glacier du Baltoro à perte de vue, le K2... quel panorama... par contre l’arête est vraiment technique, il y a des passages très délicats, je me sens fatigué, il va falloir rester vigilant sur l’arête pendant la descente...
De mon côté, je suis vraiment très émue, très heureuse... il y a beaucoup de sacrifices dans ces projets, beaucoup d’investissements de la part de Jean-Christophe, de moi et des enfants aussi.
L’aboutissement des projets tiens également de l’équilibre général qu’il faut trouver et tenir tout au long de l’année...
Je gère la carrière sportive de Jean-Christophe, je suis un filtre, je le préserve pour qu’il puisse utiliser un maximum de son potentiel psychologique et physique en Himalaya et ailleurs et donc rester le plus proche possible de sa marge de sécurité dans cette activité ou l’engagement est maximal et l’erreur fatale.
L’ascension du Broad Peak a la réputation d’être parmi les plus faciles des 14 sommets de plus de 8000 mètres... c’est tout de même raide et pas si facile a grimper !!!
Nouvelle vacation radio avec Jean-Christophe. Je le sens fatigué, je le sens pas comme d’habitude... il est lent, très lent...
Pour couronner l’ensemble, il tombe dans une crevasse juste avant le camp3, il bataille et ressort par ses propres moyens... (personne ne l’a vu tomber) il veut s’arrêter au camp 3 à 7000m pour passer la nuit est redescendre au camp de base le lendemain...
Commencent alors quelques heures sous tension ..., je me fâche car il faut qu’il redescende, qu’il perde de l’altitude, il le sait mieux que moi, à ces altitudes le corps se dégrade.
Un grimpeur de l’équipe casaque, Denis Urubko, qui est au camp 3, décide d’accompagner Jean-Christophe dans sa descente longue, très longue pour rejoindre le camp de base du Broad Peak qu’ils mettront 10h00 à atteindre... De son côté, Ed porte un maximum de poids pour alléger Jean-Christophe dans cette retraite urgente...
Denis était parti pour être au sommet du Broad Peak le 16 juillet ..., il renonce à cette tentative pour aider Jean-Christophe. Nous le remercions encore pour son aide et sa gentillesse... nous avons appris par la suite qu’il est parvenu au sommet du Broad Peak, un grand bravo à lui !
Après avoir passé une partie de la nuit dans le froid sur la glacier j’aperçois enfin Jean-Christophe qui rejoint le camp de base le 16 juillet à 6h00 du matin... il est blanc et sa respiration est similaire à celle d’une personne faisant une crise d’asthme...
Comme il a du mal à s’oxygéner, son corps marche au ralenti, chaque pas le fatigue... au fil des heures sa respiration s’améliore même s’il reste très fatigué... Nous quitterons finalement le camp de base du Broad Peak pour Skardu en hélicoptère. Petit à petit Jean-Christophe récupère et revient à son état initial.
Le diagnostic est le suivant : oedème pulmonaire.
Beaucoup de questions, peu de réponses... Jean-Christophe ne comprend pas pourquoi il a fait un oedème alors qu’il était acclimaté et qu’il a de bonne prédisposition physiologique à la haute altitude... Nous allons voir ceci avec des médecins spécialistes dans ce domaine.
Pour ma part, je pense que la fatigue accumulée sur ces trois 8000 en deux mois, les sollicitationspsychologiques importantes durant ces ascensions peuvent être des facteurs expliquant cet œdème...
En 1996, je suis partie en Alaska pour tenter l’ascension du Mont Mac Kinley... dans mon équipe, il y avait un individu absolument insupportable ..., j’ai pris sur moi, je n’ai rien dit... à 4800 mètres d’altitude, j’ai fait un début d’œdème ..., dès mon retour en France je suis allée faire un test à l’hypoxie en laboratoire, le résultat était bon avec une bonne prédisposition à l’altitude ..., j’ai fais plusieurs fois le Mont-Blanc sans aucun effet lié à l’altitude et pourtant à l’altitude du Mont-Blanc, j’ai fais un œdème... comme quoi le facteur psychologique joue un grand rôle !
Jean-Christophe a réussi un bel exploit... un de plus et porte à onze les sommets de plus de 8000 mètres gravi à ce jour. Il lui manque le Makalu, le Kanchejunga et l’Everest...
Maintenant il profite d’un repos bien mérité avec son petit TOM, corrige les derniers détails de son livre « Délivré de l’Annapurna » qui sort au mois de septembre aux éditions Guérin et commence déjà à préparer sa prochaine ascension en Himalaya en 2004...
Katia Lafaille.