L'artif
L’escalade en « big wall » qui veut dire textuellement en « grands murs », est née dans les parois rocheuses alpines notamment dans les dolomites dans les années trente avec de grands maîtres italiens comme Emilio Comici, RiccardoCassin.
Dans les années 60/70, l’escalade artificielle a permis de résoudre « les derniers grands problèmes des Alpes »avec des ascensions au long cours dans les plus grandes parois calcaires des Dolomites, du Vercors ou du Verdon. Les grands noms de l’alpinisme vont en être les acteurs : René Desmaison, Walter Bonatti, Georges Livanos, Yannick Seigneur, etc… Ca va être l’époque des grandes directissimes.
Parallèlement, sur le continent nord américain, Yvon Chouinard, Warren Harding, Royal Robbins ou Tom Frost vont découvrir les parois granitiques incroyables de la vallée du Yosemite en Californie.
Ainsi vont naître les chef d’œuvre d’audace et de beauté que sont le Nose, Salathe ou « north american wall » pour ne citer que les plus connus.
Dans les années 70/80 dans la mouvance hippie californienne, sous l’impulsion du maître Jim Bridwell et des évolutions du matériel technique les plus belles voies « d’artif » vont naître : « Sea of Dream », « Zenyatta Mondatta », « Aurora », « Pacific wall » ou « South Sea ». Ces itinéraires restent les étalons modernes de cette activité.
Avec l’explosion de l’escalade libre début des années 80, l’escalade artificielle tombe un peu dans l’oubli en Europe. Mais depuis le début des années 90, il y a un réel renouveau de cette discipline et les gorges du Verdon redeviennent à la mode avec un grand nombre de voies fantastiques dans « la Paroi Rouge » ou « la Castapiagne ».
La vallée du Yosemite est devenue en une vingtaine d’années, la mecque mondiale de cette discipline.
Il est a noter aujourd’hui que le grand jeu des années 2000 est devenu celui de gravir les grandes voies le plus vite possible et surtout de gravir en escalade libre (voir rubrique dans le site) les « Big walls ».
Le jeu dans ces grandes verticalités semble infini !