Glossaire
Petit glossaire de « l’artif » :
Escalade artificielle : ou « artif » c’est l’escalade durant laquelle le grimpeur utilise des points de progression comme les pitons, coinceurs ou spits à la place des prises naturelles du rocher. Trés souvent on utilise des étriers.
Etriers : petite échelle avec 3 ou 5 planchettes réalisée le plus souvent aujourd’hui en sangle légère.
Corde de hissage/ corde fixe : comme son nom l’indique c’est une corde qui permets de hisser le matériel et surtout les sacs de hissage à chaque longueur ou toutes les deux longueurs. Une corde fixe est une corde laissée en place pour que le (ou les seconds) de cordée remontent de manière autonome à l’aide de poignées autobloquantes. En artif, on utilise la corde d’assurage du leader en corde fixe ce qui permet au second grimpeur de « nettoyer » la longueur.
Coinceur : objet métallique de forme asymétrique, le plus souvent pyramidale, monté sur câble ou cordelette. Coincé dans une fissure, il offre un très bon point d’assurage qui se fixe et s’enlève rapidement sans abîmer le rocher contrairement aux pitons. On utilise toute une gamme de taille en fonction de la taille des fissures.
Il existe aussi des coinceurs mécaniques, « les friends » qui sont composés de cames. Plus on tire dessus plus il se coince. Nous devons cette invention géniale au grimpeur américain Ray Jardine.
Longueur : portion de paroi parcourue par une cordée entre deux relais. En moyenne en big wall les longueur de corde varient entre 40 et 60/65m.
Relais : emplacement dans une paroi où les deux grimpeurs se réunissent à chaque longueur de corde gravie. Les ancrages de relais sont en général très solides même en big wall extrême. On utilise toujours au moins deux ancrages reliés entre eux par la corde. Souvent les pitons sont complètes par des spits pour renforcer la solidité du relais.
Piton : c’est une pièce métallique constituée d’une lame et d’une tête dans laquelle on peut introduire une sangle ou un mousqueton d’assurage. Apparus vers la fin du XIX e siècle, c’est une pièce maîtresse de l’évolution de l’alpinisme. Aujourd’hui il en existe de toutes tailles de toutes formes, dans deux types d’acier : dur pour les roches dures type granit, tendre pour le calcaire ou le grés.
Dans le jargon on les appèle souvent les « clous ».
Point d’assurage/ point de progression : un point d’assurage est un point de sécurite dans une escalade qui doit être capable de retenir la chute d’un grimpeur. A contrario, on parle d’un point de progression pour un point d’assurage qui ne sert qu’a soutenir le poids d’un grimpeur mais en aucun cas une chute.
Jumar : poignée autobloquante inventée dans les années 60. A constitué une mini révolution dans le monde des big walls et des expéditions himalayennes pour la remontée des cordes fixes.
Copperheads : textuellement « tête de cuivre ». c’est une pièce en cuivre, en plomb ou en laiton relié à un câble fin que l’on écrase à l’aide d’un marteau dans une fissure bouchée ou une mini dépression dans le rocher. Ce point de progression ne tient en place que par adhérence de la tête écrasée sur le rocher. C’est l’un des recours ultime du grimpeur « d’artif », source de bien des angoisses et de moments mémorables gravés dans la tête… c’est un des ustensiles incontournables des voies les plus difficiles.
Portaledge : plate forme démontable horizontale qui se fixe sur un seul point de suspension. On peut y ajouter une tente pour plus de protection. c’est un accessoire indispensable de toute ascension en big wall .
Sac de hissage :c’est un sac spécial construit dans un matériau très solide pour résister aux terribles frictions qu’occasionne les hissages le long d’une paroi rocheuse. On le hisse derrière soi sur une corde prévue à cet effet. Ces sacs parfois appels « Pigs » dans le milieu peuvent être extrêmement lourds à hisser car souvent il permettent de transporter tout le matériel de bivouac, toute la nourriture et l’eau pour des jours et des jours d’ascension….