La "grimpe" sous toutes ses formes : Un palmarès unique
L'enfance d'un guide...et la grimpe sous toutes ses formes !
L'enfance d'un guide
La première est celle de l'initiation familiale à la montagne, faite de balades, de sorties en ski de fond, de parties de pêche. Un père et un grand-père y jouent un rôle fondamental. "Ils étaient des montagnards du week-end, des amateurs mais déjà bien accros", se souvient Jean-Christophe.

Les récits de conquêtes alpines et himalayennes, une pratique précoce de la montagne lui donnent des ailes. "J'ai commencé l'escalade vers 6 ou 7 ans et régulièrement, en activité scolaire puis en club, à partir de 14 ans."  

Un Bac D aurait dû l'aider à devenir kiné ou prof de gym. Une année de service au GMHM (Groupe Militaire de Haute Montagne), à Chamonix, crée un déclic : il y découvre la compétition d'escalade. Il consacre tout son temps libre pour préparer les épreuves d'aspirant-guide et s'adonner à la compétition. Il participe entre 1986 et 1989 au Circuit de Coupe du Monde, sur falaises naturelles et sur les premiers murs équipés.

1990 est un tournant :

"J'ai fini mon guide et j'ai fait plus d'alpinisme. J'ai réalisé, avec des partenaires, des ascensions qui ont commencé à avoir un retentissement dans le milieu montagnard, et aussi dans les médias".
1990 est l'année de Divine Providence.

L'hiver 1990-1991 est celui de plusieurs voies en solo qui sont des références dans le massif :
la voie Bonatti au Grand Capucin, la face sud du Fou, la directe américaine aux Drus, des grandes classiques.

Nouvelle grande étape en 1992, et pas des moindres : Jean-Christophe part à la découverte de l’Himalaya, se lance avec Pierre Beghin dans un grand projet sur la face sud de l’Annapurna. Expérience terrible et douloureuse, il voit disparaître son compagnon de cordée quand un rappel s’arrache et précipite Pierre Béghin dans la face sud de l’Annapurna. Jean-Christophe demeure seul et sous le choc à 7100 mètres d’altitude … le livre « Prisonnier de l’Annapurna » paru aux éditions Guérin en octobre 2003 raconte ce drame.

1994 est une année faste : « J’ai découvert, dans des styles différents, les cascades de glace extrêmes (ouverture des Compères et de Nuit Blanche) ; le Yosemite, j’y ai trouvé une voie difficile qui n’avait pas été faite par des français, j’ai aussi ouvert une voie nouvelle en solo à l‘automne dans la face nord du Shishapangma. Tout le reste depuis 1994 s’est articulé autour de ces deux découvertes qui me poussent à expérimenter toutes les facettes de la grimpe, sous toutes ses formes ».

2000 est une année de décision : « j’ai gravi mon sixième sommet de plus de 8000 mètres, le Manaslu par une première en solo de la face nord au mois de mai. Je décide avec Katia, ma femme de gravir les 14 sommets de plus de 8000 mètres…

2001 est une année fantastique : « le 31 mars 2001, le jour de mes 36 ans, Katia donne naissance à notre fils Tom, je suis comblé. Quelques semaines avant cette naissance, j'ouvre une nouvelle voie en solitaire extrêmement difficile dans la face ouest des Drus durant 9 jours. En juin, je pars pour l’ascension du K2, ce monstre de 8611 mètres, je réussi le sommet à la première tentative en partageant des bons instants d’amitiés avec Hans Kammerlander.

2002 est une année magique : je concrétise et j’exorcise une ascension qui me tourmentait … le 16 mai je suis au sommet de l’Annapurna avec mon compagnon basque : Alberto Innurategi. Katia est au camp de base, elle partage ces instants avec moi, je me sens libéré …

Pour la suite, on se référera à la liste des ascensions annuelles